L'Assemblée Générale Ordinaire d'AIMA, 15 ans déjà, une Association qui vit bien son adolescence !

Publié le par Allons Imaginer un Monde d'Amitiés

Le nouveau CA

Le nouveau CA

Samedi 24 Mars à 10h30 à la salle polyvalente de Came, c’est dans une ambiance conviviale que s’est tenue l’assemblée générale ordinaire d’AIMA. Etaient présents une cinquantaine de membres et sympathisants qui ont ainsi pu constater les avancées de l’association à travers son bilan pour l’année 2017.

Grâce au travail continu et efficace de son administration AIMA a obtenu fin 2017 le prix de l’Innovation Sociale et Solidaire suite à un appel à projet du Conseil Départemental des Pyréenées Atlantiques. En Décembre, elle a été labellisée ESUS, Etablissement Solidaire d’Utilité Sociale.

L’assemblée générale 2017 a montré une Association pérenne et forte de ses acquis.

Les nouveaux membres du conseil d'Administration sont au nombre de 15 dont 6 assurent le bureau:  Sigrid Dumaz, présidente, Martine Gibelin, vice-présidente, Patrick Vie, trésorier, Bernard Dumaz, trésorier adjoint, Jeanine Minvielle, secrétaire, Marlène Concaret, secrétaire adjointe. Les statuts prévoyant de réserver une place à un représentant du personnel, c'est Martine Pere, qui a été élue par les salariés pour cette fonction. 

 

Avant le pot de l'Amitié et le repas on travaille un peu!Avant le pot de l'Amitié et le repas on travaille un peu!

Avant le pot de l'Amitié et le repas on travaille un peu!

AIMA, une Association aux multiples facettes :

Par sa présence géographique, l’association est au service direct des habitants et des partenaires locaux. Globalement Les différents sites de l’association n’ont cessé d’accroître leurs volumes de marchandises récupérées, échangées ou orientées vers les filières nationales de recyclage. Ces activités confèrent à AIMA une dimension environnementale majeure. Plus de 130 tonnes de mobilier de particulier, 350 tonnes de mobilier professionnel et plus de 50 tonnes de tissus ont ainsi pu être réemployés d’une manière ou d’une autre par l’intermédiaire de nos hangars évitant ainsi à tous ces objets et vêtements d’être jetés ou détruits.

Cette année, nous avons pu compter près de 135 entreprises ayant fait appel à nous pour s’équiper à moindre coût.

Ce gain en matière de pouvoir d’achat est valable pour tous nos adhérents. De plus AIMA tente de répondre au maximum aux demandes d’enlèvements de mobilier qui nous sont faites évitant ainsi à ceux qui nous sollicitent de supporter des coûts importants pour des objets dont ils veulent se débarrasser. Chapeau bas au passage pour notre équipe de déménageurs qui allient force et réflexion pour gérer au mieux tous les enlèvements qu’ils ont à faire semaines après semaines.

On vote, on participe, on s'exprime...

On vote, on participe, on s'exprime...

Pour son volet social AIMA est conventionnée par la Direction de l’Insertion du Conseil Départemental des Pyrénées Atlantiques. Cette convention lui a permis de répondre à 94 demandes de services sociaux pour du mobilier d’urgence, des livraisons ou des déménagements.

AIMA est aussi une force économique dédiée à l’embauche et l’insertion de divers publics : Personnes ayant la reconnaissance de travailleur handicapé, jeunes en service civiques, stagiaires... Elle n’hésite pas à mettre la main à la poche pour assurer la formation des personnes qui travaillent avec l’association.

Enfin AIMA reste avant tout une association humanitaire.

Grâce à ses divers partenaires et membres qui s’investissent sans compter elle a pu envoyer vers la Lettonie et Lituanie 17 camions de matériel médical pour l’essentiel, dont 12 de 115m3.

Un récent contact avec l’Association Humanitaire en Santé Mentale de Cambo les Bains a permis un premier envoi de matériel médical vers le Bénin.

 

Quelques prises de paroles, soutiens et remerciements de la part de Jean-Paul Diribarne, maire de Bardos, Anne-Marie Bruthé, Conseillère Départementale, Pierre Guillemotonia, maire de Lahonce, Peteris Jansons, directeur d'une institution de Riga, en Lettonie, Gisèle Auckenthaler, pour l'Association Humanitaire en Santé Mentale de Cambo les Bains en lien avec le Bénin
Quelques prises de paroles, soutiens et remerciements de la part de Jean-Paul Diribarne, maire de Bardos, Anne-Marie Bruthé, Conseillère Départementale, Pierre Guillemotonia, maire de Lahonce, Peteris Jansons, directeur d'une institution de Riga, en Lettonie, Gisèle Auckenthaler, pour l'Association Humanitaire en Santé Mentale de Cambo les Bains en lien avec le Bénin
Quelques prises de paroles, soutiens et remerciements de la part de Jean-Paul Diribarne, maire de Bardos, Anne-Marie Bruthé, Conseillère Départementale, Pierre Guillemotonia, maire de Lahonce, Peteris Jansons, directeur d'une institution de Riga, en Lettonie, Gisèle Auckenthaler, pour l'Association Humanitaire en Santé Mentale de Cambo les Bains en lien avec le Bénin
Quelques prises de paroles, soutiens et remerciements de la part de Jean-Paul Diribarne, maire de Bardos, Anne-Marie Bruthé, Conseillère Départementale, Pierre Guillemotonia, maire de Lahonce, Peteris Jansons, directeur d'une institution de Riga, en Lettonie, Gisèle Auckenthaler, pour l'Association Humanitaire en Santé Mentale de Cambo les Bains en lien avec le Bénin
Quelques prises de paroles, soutiens et remerciements de la part de Jean-Paul Diribarne, maire de Bardos, Anne-Marie Bruthé, Conseillère Départementale, Pierre Guillemotonia, maire de Lahonce, Peteris Jansons, directeur d'une institution de Riga, en Lettonie, Gisèle Auckenthaler, pour l'Association Humanitaire en Santé Mentale de Cambo les Bains en lien avec le Bénin

Quelques prises de paroles, soutiens et remerciements de la part de Jean-Paul Diribarne, maire de Bardos, Anne-Marie Bruthé, Conseillère Départementale, Pierre Guillemotonia, maire de Lahonce, Peteris Jansons, directeur d'une institution de Riga, en Lettonie, Gisèle Auckenthaler, pour l'Association Humanitaire en Santé Mentale de Cambo les Bains en lien avec le Bénin

 

Les cuisinières...

Après l'effort...le réconfort, une soupe façon minestrone relevée par des épices et du chorizo, un délicieux couscous royal et un gâteau ananas coco, préparé avec amour par la famille...comme à la maison!!!

A TABLE!!! Service compris...A TABLE!!! Service compris...
A TABLE!!! Service compris...
A TABLE!!! Service compris...A TABLE!!! Service compris...

A TABLE!!! Service compris...

Un énorme MERCI donc à toutes les personnes qui participent de près ou de loin à tous nos projets. Nous y mettons tout notre cœur et essayons de rester dans la droite ligne du partage et de la solidarité qui restent nos priorités et les valeurs que nous souhaitons transmettre aux générations futures.

Ensemble pour les générations futures

 

Vous trouverez ci-dessous les rapports complets de l'AGO du 24 Mars 2018, Rapport Moral et rapport d'Activités pour l'année 2017

RAPPORT MORAL

Bonjour, les Amis,

Merci d'être venus si nombreux à notre temps de bilan, de perspectives, … et de rencontres conviviales annuel.

Et un merci particulier aux institutions qui nous soutiennent pleinement : les communes de Bardos, Came, Sames, Salies et Sauveterre-de-Béarn, la Communauté de Communes du Béarn des Gaves, la Communauté d'Agglomération Pays-Basque, le Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques, le Conseil Régional et l'Agence Régionale de Santé de la Nouvelle-Aquitaine, l’État, par l'intermédiaire des contrats aidés, les Eco-organismes, VALDELIA, Eco-Mobilier et RECYLUM, et tous les partenaires associatifs, Landes Partage, Béarn Solidarité, Voisinage, l'Entraide Paroissiale d'Anglet, le Secours Catholique, le Secours Populaire, la Croix Rouge, Emmaüs Tarnos, et j'en oublie sans doute beaucoup d'autres. Sans tous ces partenaires et sans tous les particuliers qui s'inscrivent dans la chaîne du réemploi, notre développement serait bien moindre et, surtout, les services rendus s'en trouveraient largement minorés.

 

L'année 2017, comme bien des précédentes, fut une « année charnière ». AIMA a, en effet, atteint une dimension particulière avec l'achat d'un grand hangar, à Salies-de-Béarn. Il s'agit du premier local possédé en propre par l'association. Et quel local ! 2500 m², bien situé, tellement spacieux et fonctionnel qu'il a permis :

- De conforter la recyclerie de matériel professionnel, après l'expérimentation concluante de 2016.

- D'ouvrir, à mi-distance de Pau et de Bayonne et à deux pas du département des Landes, une recyclerie de matériel de particuliers.

- D'étendre le concept de la bourse d'échanges à ce territoire semi-rural, et de vérifier qu 'une équipe de bénévoles, soudée et motivée, pouvait assurer sa mise en place et son bon fonctionnement.

Charnière aussi parce qu'on a dû mettre un terme au « Jardin du Trocoeur », sept ans après sa création. Malgré les bienfaits qu'il apportait à des accidentés de la vie et à des personnes âgées, malgré les expérimentations menées en permaculture, malgré les exemples donnés en matière d'économie de ressources naturelles et de mode de production écologique, force a été de constater que peu étaient prêts à payer pour tous ces intérêts. Mais, heureusement, nous n'avons pas eu à ajouter à nos regrets des décisions douloureuses concernant les personnes qui y oeuvraient. Car il y a tant à faire à AIMA qu'elles ont vite contribué à nos réalisations en d'autres sites.

En effet, nos deux recycleries, à Salies et à Came, ont fonctionné à plein.

Et les deux bourses d'échanges de Bardos et de Salies se sont inscrites dans une même dynamique.

Quant au rythme des camions humanitaires, il ne s'est pas ralenti.

Je laisse le soin de vous exposer le bilan de nos actions à Jeanine, par le rapport d'activités, et à Patrick, pour leurs incidences financières.

Avant de leur laisser la parole, dressons rapidement les perspectives pour 2018, même si l'année est déjà bien entamée.

Vous le pressentez : 2018 sera aussi une année charnière. Avec cinq grands objectifs :

  1. Conforter « Le Hangar d'AIMA », pour une première année complète de fonctionnement. Que les deux recycleries, et la bourse d'échanges qu'il abrite, poursuivent leur développement et s'inscrivent pleinement dans le paysage « salisien ». Elles continueront ainsi à rendre service et à satisfaire des besoins de centaines d'entreprises, d'associations, de collectivités, et de particuliers.

     

  1. Réussir le transfert du « Coin du Trocoeur » à Came. Quelques explications : « Le Coin du Trocoeur » a été créé il y a neuf ans, à Bardos, dans la maison « Eyhartzia », qui appartenait à l'époque à la Paroisse, avant d'être racheté un peu plus tard par la Mairie de Bardos. Pendant neuf ans, nous a été consentie, par l'une ou l'autre de ces deux institutions, une mise à disposition gracieuse de ces locaux. Entre parenthèse, et en remontant le temps, le « décollage » d'AIMA commence à Bardos, avec la mise en place de cette bourse d'échanges, puis du « Jardin du Trocoeur ». Mais aujourd'hui, la municipalité, qu'on ne remerciera jamais assez de nous avoir suivis dans nos rêves et nos actions, mène un projet ambitieux : « Eyhartzia » est amené à rendre d'autres services aux habitants du Pays de Bidache. Comme nous l'avons toujours dit et fait, nous libérerons les locaux comme il nous est demandé. Pour Bardos, ce sera au 30 Juin 2018. Puis, la recyclerie du « Hangar du Trocoeur » abritera en son sein « Le Coin du Trocoeur ». Mais à quelque chose malheur est bon : une cohabitation de ces deux entités permettra probablement de satisfaire davantage les visiteurs qui pourront bénéficier de deux services en un même lieu.

    3.Troisième objectif : continuer à répondre aux besoins en matériel médical d'institutions de Lettonie, de Lituanie et, c'est sérieusement envisagé, de Hongrie.

 

  1. Arriver à maintenir nos actions malgré la récente politique publique en matière de contrats aidés. Les restrictions qu'elle impose commencent à nous affecter et pourraient, à terme, sérieusement menacer nos impacts sociaux et environnementaux.

     

  2. Mener à bien notre réflexion dans le cadre d'un DLA (Dispositif Local d'Accompagnement) pour asseoir le développement d'AIMA, assurer sa pérennité, et peut-être, faire évoluer ses finalités et son statut. Est dévoilé ainsi un aperçu de ce que sera notre Assemblée Générale en 2019.

 

Puisse-t-on atteindre ces objectifs, nous, salariés motivés et bénévoles engagés, ou le contraire, c'est pareil !, avec l'aide et le soutien de nos partenaires, privés ou publics, qui partagent nos finalités et notre enthousiasme.

Et que finalement, dans cette année charnière, une de plus, ni AIMA, ni personne, ne se coince les doigts dans les gonds. Ainsi, prudence est demandée à ceux qui fermeront la porte de ce lieu accueillant, après le bon repas et le bon moment qui nous attend.

 

Je vous remercie.

 

RAPPORT D'ACTIVITES 2017

Le rapport moral, qui vient de vous être présenté, et les comptes qui vont suivre, montrent encore la progression de notre association et des services qu'elle rend.

Nous allons en prendre la mesure en récapitulant, et en quantifiant, les activités menées en 2017.

Commençons par parler des lieux où elles s'exercent.

1. AIMA : une association multi-polaire.

1.1. Le Coin du Trocoeur, à Bardos

536 personnes ont adhéré à notre bourse d'échanges en 2017, soit une diminution de 10 % par rapport à l'an passé. Mais, malgré cela, la fréquentation et le volume de transactions sont restés identiques : 29 Trocoeurs en moyenne souvent accompagnés de leurs enfants, de parents ou d’amis, ont été accueillis chacun des jours d‘ouverture (8 demi-journées, sur 5 jours par semaine et, grosso modo, la moitié des vacances scolaires). On peut, cette année encore, estimer à plus de 60000 le nombre d‘objets échangés qui retrouvent une seconde vie par ce système simple, et maintenant bien rodé, de troc.

La qualité du stock disponible est garantie par l'abondance des dons, de particuliers et d'associations amies. Merci à l'Entraide Paroissiale d'Anglet, au Secours Catholique de Bayonne, aux antennes Croix-Rouge de Saint-Jean-Pied-de-Port, de Peyrehorade et d'Andernos, aux agents municipaux qui s'occupent des déchetteries de Came et de Bardos, et j'en oublie sans doute. Et merci à tous les anonymes qui, par leurs dons, se refusent à jeter.

Nous avons organisé, comme l'an passé, cinq braderies, réparties dans l’année. Un gros travail de préparation est toujours nécessaire, surtout deux fois par an, lors des changements de collection hiver/été en Avril et été/hiver en Octobre. Toutefois, le travail de manutention est bien allégé depuis l'ouverture des hangars, à Came et à Salies. Ainsi, le rangement de chaque braderie se fait le soir-même, « vite fait, bien fait ».

1.2. Le Jardin du Trocoeur, à Bardos.

Comme Sigrid vous l'a dit dans le rapport moral, on a dû se résoudre à fermer le jardin en Novembre.

Avant ça, des animations à la maison de retraite « Albodi » se sont faites dans leurs murs, sous forme d'ateliers, quasiment hebdomadaires, et d'organisation de manifestations communes (troc de plantes, vente de gâteaux, participation au « Téléthon,…).

Et comme l'an passé, deux personnes atteintes de troubles autistiques, encadrées par l'association « Coup de main malin », sont venues régulièrement au jardin se ressourcer et progresser dans certains apprentissages.

Enfin, nos animateurs/trices sont intervenu(e)s, dans le cadre des Temps d'Activité Périscolaires (T.A.P.), dans les écoles de Guiche et de Lahonce, au premier et au dernier trimestre de l'année.

1.3. Le Hangar du Trocoeur, à Came.

. Dans cette recyclerie en milieu rural, on peut trouver du mobilier surtout, mais aussi de l'électroménager, de la vaisselle, des livres, et bien d'autres choses encore…, selon ce que nous cèdent des particuliers, de plus en plus nombreux à nous contacter pour « qu'on vienne chez eux récupérer ». Les enlèvements sont principalement concentrés trois jours par semaine, du fait de l'emploi à temps partiel des salariés. Les apports volontaires, malgré notre souhait de les voir se développer, restent marginaux.

Tout ça est proposé aux dizaines de personnes qui passent chiner l'un ou l'autre des trois jours d'ouverture hebdomadaire et chacun des premiers samedis du mois. Beaucoup de retours soulignent la bonne organisation de l'espace et l'affriolant agencement des objets exposés.

1.4. Le Hangar d'AIMA, à Salies-de-Béarn.

Grâce à l'ex-Communauté de Communes de Salies-de-Béarn, puis à la Communauté de Communes du Béarn des Gaves, AIMA a pu acquérir, un hangar de 2500 m², particulièrement fonctionnel et bien situé, à deux pas de Salies-de-Béarn.

Là, courant Juin, a été rapatriée la plate-forme de mobilier professionnel qui, après l'expérimentation concluante de 2016 à Came, a continué son expansion. D'autant plus que la surface du hangar a permis d'y adjoindre une recyclerie de matériel de particuliers. Ainsi, on a compté cette année plus de 600 personnes ayant pu acheter le matériel proposé, surtout du mobilier en bon état, mais aussi de la vaisselle, d'autres objets ménagers, des livres, des bibelots,... Bref ! Un peu de tout, dans ce qu'on nomme le « bric-à-brac » !

Ces deux recycleries – professionnelle et de particuliers - sont maintenant ouvertes cinq jours de la semaine (sauf le Mercredi et le Dimanche), de 10 heures à 17 heures, en journée continue. La motivation et l'engagement de bénévoles autorisent en effet ces larges plages d'ouverture au public.

Et la taille du hangar (bis repetita) a permis aussi d'installer, sur un cinquième de sa surface, une bourse d'échanges, essentiellement vestimentaire, mise en place et gérée uniquement par des bénévoles. Grâce à des portants et présentoirs donnés par un magasin d'habillement de Lons, un agencement quasi-professionnel a été réalisé. Ouvert après l'inauguration du 13 Octobre, deux jours par semaine et le premier samedi de chaque mois, « Le Coin du Trocoeur » de Salies comptait, en fin d'année, déjà 126 adhérents et avait vu nombre de personnes, ne voulant ou ne pouvant pas troquer, acheter à petit prix ce qui est proposé dans cette boutique solidaire.

X X X

Enfin, dans les lieux qui nous sont nécessaires pour bien fonctionner, mentionnons les hangars que nous prêtent les mairies de Sames et de Sauveterre-de-Béarn, ce dernier étant tellement grand et fonctionnel qu'il nous permet de stocker l'essentiel du matériel médical récupéré et qu'il a vu partir sept camions humanitaires.

Et, pour le stockage et préparer les envois humanitaires, il y a toujours le hangar prêté, comme depuis quinze ans, par un particulier, à Came. Merci encore, Jeannot !

2. AIMA : une association multi-fonctions.

Il ne nous revient pas de dresser le bilan qualitatif de nos actions. Laissons, pour cela, les bénéficiaires de nos services, nos partenaires, nos commanditaires, s'exprimer, par des messages ou des paroles de soutien, de remerciements, de reconnaissance… Car, notre modestie dusse-t-elle en souffrir, il y en a !

Contentons-nous ici, en espérant ne pas trop ni vous assommer, ni vous endormir, de livrer rapidement le bilan quantitatif de l'année pour les différentes fonctions que nous nous efforçons de remplir.

2.1. La fonction économique.

Lors de la création d'AIMA, en 2002, on ne pensait pas qu'on aiderait, quinze ans plus tard et en une année, 102 entreprises et 30 autres structures (associations, collectivités territoriales, écoles, …) à s'équiper de bon matériel à petit prix leur permettant ainsi d'économiser sur leur budget d'investissement.

La fonction économique d'AIMA, aussi bizarre que cela puisse paraître pour une association humanitaire, se révèle aussi dans le pouvoir d'achat gagné par tous ceux qui achètent à petit prix. Enfin, par les économies réalisées par toutes les structures qui, acceptant de nous contacter, n'ont pas à supporter les coûts d'enlèvement des objets dont ils veulent se débarrasser. Sans compter le coût de traitement des déchets évités par le réemploi.

Dira-t-on jamais assez l'impact économique de l'économie circulaire ?

2.2. La fonction sociale.

Plus spécifiques et mieux ciblées que les gains de pouvoir d'achat, parlons aussi de nos actions à destination de publics fragilisés par la vie. En particulier, une convention, avec la Direction de l'Insertion du Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques, nous amène à répondre à des demandes, en mobilier d'urgence, de livraisons ou de déménagements sociaux, des assistantes sociales des Services Départementaux des Solidarités Et de l'Insertion (SDSEI) ou d'autres travailleurs sociaux. Cette convention est mise en œuvre essentiellement par l'équipe du « Hangar du Trocoeur » car nos aides concernent principalement des habitants de la Communauté d'Agglomération Pays-Basque. En 2017, elle a été réévaluée pour répondre à des besoins croissants : 94 interventions sociales ont donc été réalisées, pour 95 prévues par la convention. Moins une, donc. Pour laisser à d'éventuels détracteurs la possibilité de pointer un écart…

2.3. La fonction humanitaire.

17 camions, dont 12 de 115 m³, avec remorque, ont été remplis et envoyés : 9 en Lettonie ; 8 en Lituanie. La qualité des objets récupérés, auprès de structures médicales surtout, a fait que 94 % du coût de ces camions a été supporté par les institutions les recevant. Un pourcentage encore en hausse...

Grâce à une circulaire de l'Agence Régionale de Santé de la Nouvelle Aquitaine, le réseau de structures médicales et médico-sociales donatrices a continué à s'enrichir. Ainsi, de Châteauroux à Bayonne, en passant par Limoges, Royan, Bordeaux, Mont-de-Marsan et Oloron-Sainte-Marie, 55 structures médicales ou médico-sociales (hôpitaux, cliniques, EHPAD, ...) nous ont sollicités pour organiser le réemploi de plus de 200 tonnes de matériel déclassé.

Quand on a visité des structures sociales de ces pays de l'Est, on mesure le bienfait que doivent apporter les 700 lits médicalisés envoyés là-bas. Sans doute, ils ont changé la vie de milliers de patients … et soulagé le dos de centaines de soignants. N'a t-on pas entendu une infirmière d'un hôpital nous dire : « Si vous nous envoyez des lits... N'importe quel lit ! Mais qu'il roule ! ».

Les démarches entreprises auprès de Recylum, l'éco-organisme en charge du réemploi ou de la gestion de déchets du matériel médical électrique, ont fini par porter leur fruit. Ce futur partenaire (une convention devrait être signée très prochainement) nous a commandé une étude sur « les procédures de collecte et d'envoi de mobilier médical pour réemploi à l'étranger ». Comme il s'est surtout agi de formaliser nos pratiques, l'étude a été rendue en temps et en heure. Et elle a apparemment répondu aux attendus du commanditaire.

2.4. La fonction environnementale.

Elle est présente dans la plupart de nos actions puisque notre finalité peut se résumer ainsi : « donner une dimension humanitaire, sociale ou économique aux objets en passe d'être jetés ».

Ainsi :

*Pour les vêtements : entre les braderies, les bourses d'échanges, les ventes à un fripier, l'envoi dans les camions humanitaires et le recyclage de ce qui ne peut être réemployé en l'état et est donné au « Relais 64 », on peut estimer que AIMA a évité à plus de 50 tonnes de tissus de se retrouver en déchetterie.

*Pour le mobilier de particulier : plus de130 tonnes ont été récoltées. Les deux tiers ont été réemployées, 20 % enlevées dans les bennes Eco-Mobilier. Le reste est encore disponible et vous attend au « Hangar du Trocoeur » ou au « Hangar d'AIMA ». Mais dépêchez-vous : ça part vite !

* Pour le mobilier professionnel : 350 tonnes environ ont été récoltées dans 110 structures par 211 collectes. 262 tonnes ont été réemployées (dont à peu près le tiers localement), 75 tonnes garnissent les hangars qui débordent, et une quinzaine de tonnes, non-réemployables, ont fini dans des bennes de VALDELIA.

3. AIMA employeur local

    ous imaginez que pour faire vivre cette sorte de petite entreprise qu'est devenue AIMA, faire face aux multiples sollicitations et s'efforcer de satisfaire toutes les demandes qui nous sont faites, une force de travail suffisante, opérationnelle et motivée est nécessaire. Même si de plus en plus de bénévoles nous rejoignent, faisant partie ou non des 43 adhérents du Premier Collège, et que certains s'investissent presque sans limite – ils se reconnaîtront... - , nous sommes un peu fiers de pouvoir dire qu'AIMA a réussi à employer cette année, et c'est un record, 15 personnes, pour 10 Equivalent Temps Plein (E.T.P.), dont 4 ont la RQTH et 4 ont dépassé la cinquantaine. L'insertion des handicapés et des « quasi-seniors » reste une préoccupation forte. Comme celle des « jeunes », puisque 5 bénéficient d'un Emploi d'Avenir. Ce dispositif nous amène à penser à leur futur par des formations qualifiantes (permis de conduire, permis remorque), des stages dans d'autres entreprises, des temps de réflexion sur leur projet d'avenir.

     

    Pour rester sur les aspects des moyens humains … et sur la question de l'insertion, AIMA a

    permis à sept jeunes volontaires en Service Civique d'exercer un rôle social et humanitaire et de

    faire l'apprentissage d'un travail dans une organisation.

     

    Enfin, des stagiaires ont pu vivre pendant quelques semaines la réalité professionnelle, dans une

    ambiance toujours conviviale et aidante, dans l'un ou l'autre des sites d'AIMA. De même que des

    jeunes de l'ITEP de Rivehaute, pour lesquels « Le Hangar d'AIMA» a souvent servi de support à l'action éducative et à l'instauration de liens sociaux.

    4 . … et encore

      Vous l'avez compris, l'année 2017 a été riche et dense.

      Alors, mentionnons rapidement, pour ne guère allonger ce compte-rendu :

      - Après une Assemblée Générale Extraordinaire pour modifier les statuts et le montage d'un dossier conséquent, l'agrément ESUS (Entreprise Solidaire d'Utilité Sociale) nous a été délivré le 1er Décembre par les services de l’État. Une reconnaissance de plus...

      - Pour mieux se connaître et, éventuellement, travailler ensemble, nous avons invité, le 15 Juin, des associations Salisiennes à une rencontre conviviale. Douze sont venues, et semblent avoir apprécié notre démarche d'approche de ce nouveau (à l'époque !) territoire d'implantation.

      - En Mai, deux bénévoles se sont rendus en Lituanie et en Lettonie pour un séjour payé, comme il est d'usage dans notre association, sur leurs propres deniers. Avec les objectifs habituels de recenser plus précisément les besoins en matériel, conforter les partenariats existants, et en instaurer de nouveaux.

      - En conséquence des contacts initiés, cinq responsables d'institutions sociales de Lituanie sont venus passer une semaine ici, en Octobre. Logés chez des bénévoles d'AIMA, ils ont visité six institutions sociales (dont une en Espagne) et en ont profité pour découvrir notre belle région.

      • Mentionnons aussi la participation à diverses manifestations, puisque nous nous efforçons de nous inscrire, en tant qu'acteur, dans le territoire qui nous héberge :

        * le festival « Xarnegu Eguna » : AIMA y a organisé un atelier inter-générationnel dans la maison de retraite de Bardos avec des enfants d'une école et a proposé un repas-plateau, très apprécié, lors de la soirée festive de Came, le vendredi soir.

        * le Téléthon, en allouant à l'AFM la moitié des recettes des deux journées « Téléthon ».,

        * et notre présence au Conseil d'Administration du Centre Intercommunal d'Actions Sociales (C.I.A.S.) du Pays de Bidache.

        La participation à plusieurs rencontres, parfois à Paris, à la demande des éco-organismes partenaires, autour du réemploi et de l'Economie Circulaire. Ces temps d'échanges nous permettent toujours d'affiner nos réflexions et nos analyses sur les problématiques de l'époque et d'entretenir ou d'enrichir notre réseau partenarial.

      • La plate-forme de réemploi de mobilier professionnel, véritable innovation sociale, a reçu dans l'année, trois distinctions :

      • * AIMA a été lauréate du premier appel à projet d'innovation sociale lancé par le Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques.

        * AIMA a eu, pour la seconde fois, les honneurs d'une radio nationale : « les carnets de campagne », émission de France-Inter portant sur des innovations en milieu rural, a présenté, par une interview de notre Présidente, la plate-forme de réemploi de mobilier professsionnel.

      * Enfin, AIMA a reçu un prix, lors du concours organisé par la Fondation du Crédit Coopératif et portant sur « l'innovation en économie sociale ».

      • De nouveaux flyers, présentant les 3 sites et annonçant leurs jours et heures d'ouverture, ont été imprimés et sont régulièrement distribués.

      • La rédaction et la diffusion de notre lettre d'informations : quatre numéros des «  Echos d'AIMA »  ont pu permettre à nos partenaires et à nos amis de nous suivre tout au long de l'année.

        Voilà !

      Vous excuserez l'avalanche d'informations et l'indigestion de chiffres. Elle ne doit pas nous empêcher de garder à l'esprit l'utilité du travail mené par des dizaines de personnes, salarié(e)s ou bénévoles pour des milliers de bénéficiaires. Forcément, nous avons condensé, raccourci, oublié des tas de choses… Et nous n’avons pas pu retranscrire ici les sentiments et les émotions.

      Pour les détails et précisions, et les émotions que les photos peuvent renvoyer, plus complet que le diaporama qui illustrait mes propos, je vous renvoie à nos médias permanents, régulièrement tenus à jour :

      Je vous remercie de votre attention.

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