LA QUESTION DES CONTRIBUTIONS

Publié le par Bernard DUMAZ

   Rassurez-vous : il ne s'agit pas de vous parler de la feuille d'impôts, quand ce titre pourrait le laisser penser. Simplement, de vous proposer, comme j'ai pu le faire sur ce même blog les  3 Juillet 2010, 13 Octobre 2010 et 27 Février 2011, une brève réflexion. En effet, la question de ce que chacun apporte et reçoit, dans une organisation, se pose inévitablement. D'où le thème proposé aujourd'hui.

 

     Dans un contexte professionnel, j'ai souvenir de discussions interminables, de désaccords profonds, de moments violents parfois, quand il s'agissait d'évaluer les contributions respectives de chacun. Touchant à l'identité même des individus ("à quoi je sers ?" ; "quelle considération a t-on de moi" ; "comment me la montre t-on ?" ; "de quels retours bénéficie-je ?"), ce sujet est particulièrement sensible. Avec les éléments de rétribution, est donnée une valeur aux apports de chacun : contractuelle avec le salaire prédéfini ; variable, traduction donc d'une appréciation, avec les primes et les avancements différenciés. 

 

     Mais dans un milieu de bénévoles, rien de tout ça : ni salaire, ni chef ! Et liberté totale, pour tous, de partir ou de rester. De s'investir, un peu, ou de se donner totalement. La question de la contribution ne peut donc se poser pareillement. Doit-elle se poser, d'ailleurs ? Car :

- pour peu que le bénévole respecte le cadre éthique posé par l'association et dont est garant son Conseil d'Administration,

- pour peu qu'il respecte les engagements pris et qu'il assume les responsabilités acceptées,.

si ces deux préalables essentiels sont remplis,

 

que peut-on lui demander de plus ? 

 

   A chaque bénévole de voir ce qui peut-être utile à l'organisation, en fonction bien sûr des finalités qu'elle poursuit (et qu'il partage forcément, puisqu'il y est bénévole !), de ce qu'il peut apporter et, surtout, de ce qu'il veut bien apporter !

Déjà, et par définition, il donne de son temps ; il offre ses compétences ; met parfois à disposition son matériel. Alors, encore une fois, que peut-on lui demander de plus ?

 

   Dès lors, les jugements sur les apports respectifs de chacun me paraissent pour le moins déplacés. Sans conséquence (ni perte de salaire, ni mise à pied, ni ...), ils n'amènent rien, strictement rien, sinon du mal-être et des ressentiments. Plutôt que dénigrer l'Autre - un proche, par les finalités partagées, qui plus est ! - , persuadons-nous que le plaisir et la sérénité doivent baigner les espaces de bénévolat. Il ne s'agit pas de voir que la partie pleine du verre ; d'un remake de "tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil", soupoudré d'une pincée d'utopie. Mais de privilégier les appréciations positives, gages de motivation et d'implication supplémentaires.

L'association y trouvera son compte... 

 

    Et pour ce qui nous concerne, notre récompense sera dans l'utilité social par nous délivrée. Gardons en tête le challenge de simplement taire des remarques ou des critiques spontanées. 

 

   Le plaisir d'oeuvrer ensemble pour une cause commune est à ce prix.

 Pas cher payé, non ? 

 

 aisir d'oeuvrer ensemble pour une même cause est à ce prix ! 

 

 

    

Publié dans Culture générale

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